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Message  Newo le Sam 10 Sep - 11:12

http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/2011/09/08/a-t-on-le-droit-de-jouer-avec-le-feu-conspirationniste/

A-t-on le droit de jouer avec le feu conspirationniste?
par Eric Mettout

Vous me connaissez, je ne suis pas le genre à casser du confrère. Souvent, même, je me censure, passant ma colère sur le frigo ou le pinscher du voisin, introvertissant mes remarques acerbes, noyant dans la Stolichnaya ma légitime amertume. Bref, un type tout en retenue, en contrôle, zen.

Mais là, non.

Au printemps dernier, dans la grande presse, sur Twitter, sur les sites et blogs spécialisés, on nous a (sur)vendu Le Plus du Nouvel Obs, déclinaison en ligne de la nouvelle formule du vaisseau mère. Pour faire bref, un Post en plus novateur et sans les dérives, arrivé à maturité, mélange d’énergie communautaire, d’expertise, d’opinion(s) éclairée(s) et de sérieux journalistique. La formule gagnante, celle qui allait concilier l’esprit participatif d’Ariana Huffington, la rigueur du New York Times et la ligne éditoriale de l’Obs.

Pour ne citer que lui (et pas nous, ni… le Post), Le Parisien fait ça depuis des mois, mais ce n’est pas le propos.

Le propos, ce sont les quelques verrues qui ont fleuri après l’accouchement, les dérapages qui ont de ci, de là contredit le discours inaugural – même si on les a mises, je les ai mises, qu’il s’agisse de l’analyse psycho-morphologique à charge de Natifassou Diallo (mea-cul-coupée dans la foulée) ou de l’analyse sexologitsoing-tsoing de la mort par mass-masturbation, sur le compte de la jeunesse et de ses inévitables erreurs.

Mais là, non.

Offrir une tribune d’honneur à la fierté conspirationniste, qui n’hésite pas à poser les grands gourous du complot en martyrs de la liberté d’expression, qui se vautre, comme le plus lobotomisé des militants frontistes, sur la pensée unique pour défendre le droit au populisme le plus rance de prétendus chercheurs ou journalistes, qui dénonce « l’insulte, les procès d’intention et les amalgames » dont seraient victimes ces types – les malheureux – qu’on entend partout, et bien au-delà de ce que devrait leur valoir leur influence réelle, c’est ça « le meilleur des idées, analyses, opinions et découvertes » que nous promet le prière d’adhérer du Plus?

Désolé, mais mettre sur le même plan les scientifiques du Giec et Claude Allègre au motif que le second serait victime de l’omnipotence des premiers, ça n’a rien à voir avec ce que j’appelle une idée – une idée, en l’espèce, c’est décortiquer et comparer les élucubrations de l’un aux conclusions des autres, ce que fait régulièrement un journaliste aussi estimable, et courageux, que Stéphane Foucart, au Monde. Lui reprocher, à lui comme à d’autres, de faire son boulot, en l’occurrence démonter les opérations de désinformation, qu’elles soient menées par un pseudo-savant ou par des allumés rouge-brun comme Thierry Meyssan, c’est ne rien comprendre au dit boulot. Dit boulot qui est aussi de révéler que derrière les faux journalistes se cachent de vrais antisémites, de vrais islamistes, de vrais néo-nazis, que derrière les prétendus spécialistes se cachent des groupes énergétiques aux moyens illimités, qu’un ancien ministre, ça profère aussi des énormités – et si vous voulez des exemples, je peux fournir.

Quant à l’argument qui consiste à additionner les imbéciles pour asseoir son propos, à s’appuyer sur « les millions de personnes qui remettent en question les vérités officielles » pour démontrer que ces vérités « officielles » (?) sont douteuses – et qu’il faut donc prendre plus sérieusement en compte leurs contre-vérités, quelles qu’elles soient – là, on touche le fond. Je ne ferai pas l’injure de rappeler à l’auteur du billet dont je m’exaspère ici les millions de personnes qui croient en Ron Hubbard, les millions de personnes qui croient qu’Elvis est vivant, les millions de personnes qui croient que Jean-Marc Morandini est journaliste.

J’ai réservé ma première réaction à Twitter, ce qui m’a valu une réponse d’@gchampeau, qui a signé en 2008 un papier sur le même thème – en gros, comment répondre efficacement aux théoriciens du complot? Son article est incomparablement moins complaisant, mais je ne suis pas plus d’accord avec ses conclusions. Non, nous journalistes ne pouvons pas, ne devons pas, au nom d’une chimérique démocratie médiatique, traiter à égalité Claude Allègre et les climatologues. Nous ne pouvons pas faire comme si le travail des grands reporters de L’Express, du Monde, de Libération, des journaux américains… qui ont enquêté sur le drame du 11-Septembre avait la même valeur que la propagande de Thierry Meyssan, Eric Laurent ou ReOpen911.

J’ai tapé 11-Septembre sur Google. Elle est là, la pensée unique, dans ces pages de résultats monopolisées par les conspirationnistes. Bruno Fay serait mieux inspiré de s’inquiéter de ça.

Newo

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Re: Articles divers

Message  Newo le Sam 10 Sep - 11:24

11-Septembre : "conspirationnistes" contre "démystificateurs"
par Sarah Diffalah

Dix ans n'ont pas suffi à tordre le cou aux thèses du complot sur les attaques du World Trade Center. Leurs contradicteurs tentent d'inverser la tendance. Par Sarah Diffalah


"De toute façon on nous cache tout". Qui n'a pas un jour entendu cette affirmation ? A chaque événement de grande ampleur, le complot n'est jamais loin, surtout depuis les attaques du 11-Septembre. Bien sûr, cela ne date pas d'hier. Conspirations depuis les plus hautes sphères de l'Etat, médias complices, CIA et FBI maîtres d'œuvres des plus grands drames... internet et cafés du commerce bruissent de toutes sortes de théories dites "alternatives".

Dix ans après l'attentat du World Trade Center, les fers de lance des théories du complots, bien que plus discrets, n'ont pas pour autant disparus. La mort de Ben Laden, les révélations de Wikileaks et l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn ont fait ressusciter les théories du complot et les ont même renforcées. Malgré les débats et les interviews de sociologues, d'historiens et d'experts, les versions, que les "conspirationnistes" aiment à appeler "officielles", même validées, recoupées et vérifiées sont sujettes à caution.

En face, une communauté moins remarquée mais tout aussi vigoureuse tente de couper l'herbe sous le pied de ceux qui réfutent la "thèse officielle". Les "conspirationnistes" (aussi appelés, "Truthers") et les "démystificateurs" (aussi appelés "Debunkers") se livrent une bataille toujours pas tranchée.

Des explosifs placés sciemment dans les tours du World Trade Center et qui accréditeraient la thèse d'une démolition contrôlée ? Non, les mini explosions mille fois revues sur la façade des tours jumelles sont dues aux incendies qui se sont déclarés après le crash des deux avions, répondent les déboulonneurs de thèses conspirationnistes.

Un missile s'est écrasé sur le Pentagone ? Les photos et les vidéos de mauvaise qualité ne sont pas des preuves, commentent les "démystificateurs". La défense anti-aérienne américaine, dotée de puissants avions de chasse, aurait dû intercepter les avions détournés. Personne n'est parfait, même les Américains, leur répond-t-on.

La hache de guerre n'est pas prête d'être enterrée.

Les Truthers

Devant la désorganisation et les incohérences du gouvernernement de Bush au lendemain de l'attentat du 11 septembre 2001, de nombreuses familles de victimes, endeuillées et choquées par le bilan extrêmement lourd, se sont réunies en collectifs pour réclamer toute la vérité sur le déroulé de cette journée. Pourquoi les secours n'ont pas pu sauver plus de personnes ? Pourquoi leur pays n'a-t-il pas pu prévenir de telles attaques ? Telles sont les premières questions qui les assaillent.

L'un des collectifs le plus écouté, le 9/11 Truth Movement, (le Mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre) s'est au fur et à mesure des années et notamment au moment de la guerre en Irak en 2004, élargi à des citoyens intéressés par la démarche.

Le mouvement des "Truthers" s'est accentué avec la défiance et le rejet d'une partie de la population américaine à l'égard de l'administration Bush qui agitait des chiffons rouges à longueur de réunions à l'Onu pour justifier leur "Global War On Terror" (menace d'attaque biologique avec de l'anthrax, menace nucléaire..).

En France, c'est la publication en 2002 du livre de Thierry Meyssan, "L'effroyable imposture" qui expliquait qu'aucun avion ne s'était écrasé sur le Pentagone, qui a fait le lit des théoriciens du complot. Bien que très rapidement réfuté par les journalistes Guillaume Dasquié et Jean Guisnel dans une contre-enquête, la contestation de la version officielle n'a pas faibli et de nombreuses personnalités (Marion Cotillard, Matthieu Kassovitz, Christine Boutin, David Lynch...), se sont faites les représentants de tous les citoyens qui doutent.

Des "experts" à la rescousse


Le mouvement "conspirationniste" se veut de moins en moins politique, et pour donner des gages de crédibilité à leurs thèses, il argue de preuves scientifiques étalées par pléthore d'experts notamment par des ingénieurs, des architectes et des physiciens : Architects and Engineer for 9/11 Truth, Scholars for 9/11 Truth and Justice, Scientists for 9/11 Truth, Pilot for 9/11 Truth, Collectif scientifique francophone pour la vérité sur le 11-Septembre, pour ne citer qu'eux.

Richard Gage, un ancien architecte, est même devenu l'un des leaders de ceux qui doutent, enchaînant les plateaux de télévision et demandant sans cesse la réouverture d'une enquête. Reste que les recherches réalisées à ce sujet n'ont jamais démontré leurs théories avec des arguments solides, et n'ont pas rencontré l'écho escompté dans la communauté scientifique mondiale.

Les "Truthers", pour beaucoup, ne souhaitent pas être associés aux théoriciens du complot, dont la tête de fil est Thierry Meyssan, sont plus radicaux et savent habilement manier le double-discours. Un souci d'image sans doute.

L'association des architectes et des ingénieurs pour le la vérité sur le 11-Septembre ont produit pour les dix ans un nouveau documentaire. Richard Gage donne la parole à des experts :



"Spot d'information de l'association des "Rememberbuilding7", qui s'est penché sur les raisons de la fameuse tour n°7 du World Trade Center :



Affiche de la campagne de publicité des l'association "Remember building 7" pour la vérité sur l'effondrement de la tour 7 du World Trade Center. (DR)



Les déboulonneurs

Relayer une bonne théorie du complot, c'est plus facile et plus vendeur que de la critiquer. Surtout quand discuter une théorie du complot, c'est souvent être suspecté d'être à la solde des médias et du pouvoir. C'est pourquoi les sites dits de "debunking" ne sont pas légion et largement inférieurs à ceux des "conspirationnistes".

Les médias viennent de temps en temps à l'aide de cette communauté moins exposée. Le site d'information Rue89 avait par exemple entrepris en 2009 une campagne de désintox.

Points communs

Le point commun entre les deux communautés réside essentiellement dans le caractère citoyen de la démarche. Chacun peut enquêter à sa propre manière et y est vivement encouragé. Les "démystificateurs" sont aussi divers que les "conspirationnistes".

Le sociologue Philippe Corcuff, proche de l'extrême gauche, se définissant lui-même comme un militant anti-capitaliste, anti-impérialiste et altermondialiste, ne manque pas de critiquer les tendances conspirationnistes au sein même de sa propre pensée politique. Le site du mensuel de l'organisation communiste Alternative libertaire, a même publié une notice à l'intention de ceux qui auraient des "amis en train de basculer".

Florilège : "Que répondre à un ami qui va basculer ? N'essayez pas de contester la litanie de chiffres, de données physiques, mécaniques, architecturales ou autres glanées sur internet. Vous n'êtes pas ingénieur, votre ami non plus. Le Titanic 'ne pouvait pas' couler, il était réputé insubmersible. Pourtant il a coulé. Alors quoi ? Le complot sioniste ?"

Et aussi : "Des centaines de témoins ont vu un avion de ligne leur passer au-dessus de la tête et se crasher sur le bâtiment. Alors ? Ils ont tous été payés par la CIA pour mentir ?"

Jérôme Quirant, ingénieur expert en génie civil au CNRS et fondateur du site bastison.net répond point par point aux arguments des "Truthers". En sillonnant le monde d'abord, assistant aux conférences sur le sujet pour recueillir les avis contradictoires. Et en actualisant son site, truffé de vidéos, de photos et d'infographies.

Son objectif est clair : démontrer techniquement que les attentats du 11-Septembre ne se sont pas déroulés tels que présentés par ceux qu'il appelle "les partisans de la théorie du complot". "Je dois aussi préciser que je ne suis pas là pour défendre l'administration américaine... je souhaite juste dénoncer les raccourcis scientifiques qui sont utilisés pour corroborer la théorie conspirationniste", écrit-il sur son site. "En effet, je suis tout à fait prêt à aller dans le sens de ceux qui pensent que les Américains ont cherché à cacher leur négligence et leurs erreurs dans l'attaque terroriste qu'ils ont subie. (…) Négligence oui, complot je ne sais pas... en tout cas sur le plan technique les affirmations conspirationnistes ne tiennent pas la route."

En juin 2011, en collaboration avec la revue "Science...et pseudo-sciences", l'ingénieur coordonne avec le sociologue Valéry Rasplus - qui y signe une étude sociologique sur le mouvement des Truthers - , un dossier d'une centaine de pages où l'on peut y lire les avis de scientifiques reconnus dans leur domaine qui entendent clore définitivement le débat.

Course pour la faveur du public

Aux Etats-Unis, Pat Curley, un expert immobilier habitant Phoenix dans l'Arizona a monté un blog, Screw Loose Change, pour contester le film "Loose Change" qui avait reçu les faveurs d'un large public tenté par le complot. "C'est comme un débat entre un croyant et un athée", répondait-il à "Libération" en 2006. "Si une preuve ne soutient pas leur théorie, elle fait forcément partie du complot. La seule chose que vous puissiez espérer, c'est empêcher ceux qui sont en train d'enjamber la palissade de passer de l'autre côté."

Ces particuliers font appel eux aussi à des scientifiques. Dans le meilleur des cas, ces derniers sont considérés par les "Truthers" comme des crédules et manipulés et dans le pire des cas comme des agents de désinformation à la botte du pouvoir gouvernemental tant ils considèrent leur version comme acquise et ne la remettent jamais en cause.

La machine à comploter dans son coin n'est pas prête de s'arrêter.

Sarah Diffalah – Le Nouvel Observateur

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Nathan Eccleston

Message  Newo le Jeu 15 Sep - 23:03

Pas très démocrate le club. Quand la parole est contrôlée, ce n'est jamais bon.En plus, il va devenir un martyr de la cause conspi.

Nathan Eccleston, le conspirationniste
15 septembre 2011

Le buteur de la réserve de Liverpool Nathan Eccleston vient d’apprendre à ses dépends qu’il vaut mieux garder pour soi ses théories du complot concernant les attentats du 11 septembre 2001 lorsqu’on travaille pour une entreprise financée par des capitaux américains.

A l’occasion du 10ème anniversaire de l’effondrement des Twin Towers, le joueur de 20 ans n’a rien trouvé de mieux que de répandre sur Twitter sa croyance pour les illuminati :« je ne parlerai pas d’attaque, ne laissez pas les médias vous faire croire que c’était l’oeuvre des terroristes #O.T.I.S. » (Only The Illuminati Succeed, seuls les illuminatis réussissent, ndlr).

Bien qu’il ait effacé son message peu après l’avoir posté pour le remplacer par un « certaines choses ont été comprises totalement hors contexte » pour tenter de se dédouaner, le club du bord de la Mersey a affirmé dans le Liverpool Echo que « le club prend cela extrèmement sérieusement et a informé Nathan Eccleston qu’il va lancer une procédure d’investigation sur les circonstances autour de ces posts et afin de prendre les décisions appropriées ».

Ca sent le crash pour Nathan.

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Monde Libertaire

Message  Newo le Dim 25 Sep - 20:37

La science victime de l’hypercriticisme
in Le Monde libertaire n°1603 (9-15 septembre 2010)
http://www.monde-libertaire.fr/contact/items/item/13674

La question du scepticisme en sciences est cruciale. La « méthode » sceptique est une nécessité de l’acte même de chercher une explication à un phénomène donné. Employée abusivement, à des fins idéologiques ou par ignorance, elle se transforme en hypercriticisme, une outrance permanente et spécieuse qui nie l’esprit même de la démarche scientifique. Cet article l’illustre avec l’exemple de la négation des causes avérées de la destruction des tours du World Trade Center.


Neuf ans après les faits, la question portant sur l’analyse scientifique des attentats du 11 septembre 2001 reste encore très polémique. En effet, dans le champ des explications alternatives radicales et pour les adeptes du complot interne de l’administration américaine, les tours jumelles du Word Trader Centre (WTC1 et WTC2) étaient bourrées d’explosifs, un missile ou un véhicule piégé serait venu détruire une partie du Pentagone, et un avion de chasse américain aurait abattu un avion civil en plein vol pour une raison aussi floue qu’inconnue.
C’est dans cet esprit social inquiet que Jérôme Quirant, agrégé de génie civil et maître de conférences au Laboratoire de mécanique et génie civil (UMR 5508 CNRS/université de Montpellier 2), a décidé de créer en 2008 un site Internet dédié aux questions techniques portant sur ces attentats 1. Il vient de publier deux ouvrages de réflexions et d’analyses techniques liés à ces événements 2. Face aux multiples théories alternatives remettant en cause radicalement la version « officielle » des rapports scientifiques, au travers de livres, de films ou de sites Internet, Quirant a souhaité répondre aux légitimes interrogations techniques de tout un chacun au moyen de la raison, de la méthode scientifique, de l’expertise, de la vulgarisation et du domaine qui semble le mieux convenir à ce type de problématique : le calcul des structures.

Le cas des tours

Démontant les rumeurs, Quirant nous explique que sans rechercher des causes cachées ou manipulées, une connaissance minimale des bases de la physique et l’étude des structures des bâtiments suffisent à comprendre l’effondrement des tours WTC1 (417 mètres) et WTC2 (415 mètres), victimes d’une série de contraintes et de sollicitations inhabituelles : imaginons la puissance d’un impact de Boeing 767-200 (une centaine de tonnes lancées à 800 km/h), avec ses réacteurs, ses éléments rigides et « près de trente mètres cubes de kérosène » où ce dernier, joint à des éléments internes (matériels, consommables, etc.), a nourri un incendie et fait monter la température « rapidement au-delà de 1 000 °C », créant une modification importante de la résistance et de la rigidité des structures mécaniques au centre et à la périphérie des tours, engendrant un phénomène de flambement ; des éléments de protections incendies endommagés ; des « planchers […] suspendus […] calculés uniquement pour supporter leur propre poids » et non pour « stopper l’effondrement des blocs supérieurs » soit « une charge égale à 15 ou 30 fois celle pour laquelle il avait été calculé » ; un environnement en (sur)pression, etc. La tour WTC1 s’est effondrée au bout de 102 minutes et la tour WTC2 au bout de 56 minutes. Quant à la tour WTC7 (173 mètres), ce sont essentiellement « les débris de la tour WTC1, située à un peu plus de 100 mètres, qui ont heurté sa façade sud », causant un incendie (aidé par du fuel, des matériels stockés) de presque sept heures, déstabilisant cette structure (dilatations, ruptures de liaisons, etc.) prévue pour résister à un incendie de deux à trois heures, qui ont engendré d’abord « un effondrement interne » puis « une rupture du bâtiment à sa base » (dans le cas des tours WTC1 et WTC2, l’effondrement s’est produit de haut en bas).

Le fantastique et la raison

Charles-Victor Langlois et Charles Seignobos décrivent dans leur Introduction aux études historiques 3 la position hypercritique comme « l’excès de critique qui aboutit, aussi bien que l’ignorance la plus grossière, à des méprises. […] L’hypercritique est à la critique ce que la finasserie est à la finesse. Certaines gens flairent des rébus partout, même là où il n’y en a pas. Ils subtilisent sur des textes clairs au point de les rendre douteux, sous prétexte de les purger d’altérations imaginaires. Ils distinguent des traces de truquage dans des documents authentiques. État d’esprit singulier ! à force de se méfier de l’instinct de crédulité, on se prend à tout soupçonner ».
Quirant pointe un certain nombre d’éléments qui favorisent l’émergence et le développement de théories complotistes que je qualifierais justement d’hypercritiques. Tout d’abord, le manque de rigueur, les raccourcis erronés, les analogies trompeuses, les interprétations hasardeuses, des témoignages imprécis, une absence de compétences techniques et scientifiques, une « méconnaissance évidente des bases élémentaires de la mécanique, du calcul des structures ou du comportement des matériaux » comme celle des techniques de démolition contrôlée, des calculs fantaisistes, des réactions exaltées et dogmatiques plus que raisonnables et posées, une certaine « idée de faire partie des “initiés”, ceux qui savent envers et contre tous », une utilisation et un abus « d’effet de manche et de rhétorique », un déplacement vers des « considérations géo-politico-stratégiques, afin de donner du sens à des phénomènes physiques qu’ils ne maîtrisent pas » où « certains voudraient aujourd’hui réécrire la mécanique pour la mettre en adéquation avec leurs croyances », discréditer tout technicien ou scientifique chargé des analyses scientifiques remettant un document « officiel » qui « fait consensus au sein de la communauté du génie civil ». Sur ce dernier point, tous les scientifiques mentiraient et la communauté scientifique internationale comploterait dans un seul et même sens pour un même et unique but. Tout ce beau monde ne serait finalement « que des imbéciles qui n’y voient pas plus loin que leur nez. Car il faut vraiment être un sacré crétin pour ne pas voir ce que le truther 4 moyen, armé d’un simple clavier et de sa souris, arrive à débusquer. […] Malheureusement, la bonne compréhension des phénomènes mis en jeu nécessite parfois de tels prérequis, ou un tel effort de réflexion et d’analyse, qu’elle reste inaccessible pour beaucoup. Il est alors bien plus facile, en faisant trompeusement appel au “bon sens”, de se réfugier dans une explication simpliste qui présente l’avantage d’être compréhensible par tous ». « Il est nettement plus facile de proposer une solution alléchante et simpliste en une phrase péremptoire, qu’une démonstration scientifique de plusieurs pages, alourdies de formules mathématiques. »
Les théories alternatives complotistes hypercritiques ne se rendent pas compte de l’impressionnante logistique qu’il aurait fallu mettre en œuvre, en hommes et en matériels, avec une minutie et une exactitude incroyable (pour mettre sur pied un complot interne, le sabotage d’immeubles préalablement affaiblis ceci en toute discrétion – en secret –, la disparition d’objets en tout genre, la falsification de données et le montage d’informations, le musellement voire l’exécution de gêneurs, etc.), le tout sans une seule fuite ou preuve matérielle concluante. Au final, Jérôme Quirant propose comme il est d’usage dans la communauté scientifique que les contradicteurs proposent et soumettent des articles techniques et scientifiques au sujet de leurs thèses alternatives à des revues adéquates (éviter par exemple les revues d’architectes d’intérieur, de cinéma, de littérature, de finance, de géostratégie, etc., mais plus en rapport avec le génie civil), reconnues comme sérieuses dans le milieu scientifique, avec un comité de lecture, des reviewers, etc., pour les faire valider. Pour le moment, aucune de ces théories alternatives « ne tient la route d’un point de vue scientifique. Aucun spécialiste du domaine n’a remis en cause les grandes lignes des conclusions validées par la communauté ».

Valéry Rasplus, essayiste, sociologue

1. http://www.bastison.net
2. Jérôme Quirant, 11 septembre et théories du complot, ou le conspirationnisme à l’épreuve de la science, Book-e-book, 2010 et La Farce enjôleuse du 11 septembre, Books on Demand, 2010.
3. Hachette, 1898. Disponible en ligne sur http://classiques.uqac.ca/
4. On désigne ainsi celui qui rejette les explications courantes des événements du 11 septembre (NdR).

Newo

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Re: Articles divers

Message  Newo le Jeu 6 Oct - 22:46

"Les conspirationnistes défendent leurs théories de plus en plus intelligemment"

Editeur et présentateur de l'émission d'investigations Questions à la Une (RTBF), Bruno Clément apparaît dans le film d'Olivier Taymans. Enregistré à son insu. Excédé, il remballe vertement le réalisateur comme ses interrogations. Pour quelles raisons ? Entretien.



Dès le début de votre bref échange, on sent que vous êtes excédé face à Olivier Taymans. Pourquoi ?

Bruno Clément : Je suis excédé ce jour-là parce que j’ai eu une journée compliquée et que lorsque je le rencontre, c’est entre deux cours que je donne à l’IHECS (Institut des Hautes Études de Communication Sociale, Bruxelles). Ensuite, depuis la diffusion dans Question à la Une de ce documentaire sur le 11 septembre, il y a des gars qui n’arrêtent pas de m’appeler ou de nous envoyer des courriels pour nous dire qu’on n’a rien compris, que les médias ne savent pas faire la part des choses, etc. Ces gens, que je qualifie de « conspirationnistes » - que ça leur plaisent ou non ! - j’en ai eu 100 au téléphone ou par mail depuis l’émission. Donc : j’en ai ras-le-bol ! Je ne connais pas le propos du film de Taymans, mais si c’est encore une fois pour dire que les journalistes manquent de sérénité, de crédit, de recul ou d’objectivité, je ne suis pas d’accord ! C’est peut-être caricatural mais pour moi, c’est du négationnisme au même titre que les types qui disent que la Shoah n’a pas existé.

Reprochez-vous à Taymans de vous avoir enregistré à votre insu ?

B.C : Je ne vais évidemment pas reprocher à quelqu’un d’utiliser une méthode qui est la mienne. Néanmoins, en micro ou caméra cachés, la méthodologie veut que le résultat soit proportionnel. Je respecte son travail et ne blâme pas son recours à cette pratique, sauf qu'en principe, la raison pour y recourir doit être motivée par un intérêt supérieur. Or, ici, je ne le vois pas. Franchement, qu'est-ce qu’il attend de moi ? Si j’avais été l’auteur d’un film sur le 11 septembre qui contiendrait des erreurs ponctuelles, d'accord pour venir me les reprocher. Mais je ne suis pas l’auteur du documentaire que critique Taymans ! Primo : je suis responsable d’une émission dans laquelle il y a 90 minutes d’investigation chaque semaine. Je connais évidemment les sujets diffusés mais je ne suis pas l’auteur de toutes les séquences. Donc, répondre précisément sur une enquête que Question à la Une a certes diffusé, mais dont je ne suis pas l’auteur, je ne peux pas le faire. Secundo : au contact de Taymans, je comprends assez rapidement ce dont il s’agit. J’imagine que c’est dans la veine du complot éternel et du manque de crédibilité des journalistes et donc, ça m’agace ! Tertio : les gens qui affirment que parce que je suis du « Service public » - sous-entendu : « je suis à la botte du pouvoir » -, j’ai « des comptes à rendre au public », je déteste ça ! C’est poujadiste !

Mais il est vrai que l'audiovisuel de service public est aussi financé avec nos impôts…

B.C : Ce n’est que partiellement vrai et ça ne permet pas tout. Moi, ça me rend fou qu’on utilise cet argument de façon aussi démagogique. Mon collègue, Franck Istasse, qui a assisté à l’échange, m’a dit : « Celui-là, tu l’as quand même remballé de façon très violente ». Je le reconnais mais j’en ai marre ! Je n’ai plus envie de perdre mon temps avec ces gens qui défendent ces théories du complot. C’est clair qu’ils deviennent de plus en plus habiles et défendent leurs théories de plus en plus intelligemment. Mais là, j’en ai assez.

Postulant une analyse critique du travail des médias, le film de Taymans ne s'attache pas aux cinglés du complot mais passe en revue divers professionnels, légitimes et crédibles, qui ont des doutes sur …

B.C : Ecoutez ! Il a le droit de faire son truc. Je suis dans son film, avec les propos que j’ai tenu, en micro caché. Eh bien, j’assume ! Je n’ai plus de temps à perdre avec ces gens auxquels on a répondu plein de fois. Honnêtement, je n’ai même pas envie de répondre à votre interview ! Tout ce que je viens de dire : y a pas une ligne à en tirer ! J’accepte que son film sorte comme ça, et puis c’est tout. Je ne veux même plus apparaître dans les débats de ce genre : c’est fini !

Au-delà du harcèlement que vous dites avoir vécu, pour la première fois, des doutes sur la version officielle du 11 septembre ont été médiatisés comme crédibles par le JT de France 3 (*). Ces points troublants, récemment relayés par nos confrères français, se retrouvent dans le film d'Olivier Taymans …

B.C : Il y a quelque chose que je ne comprends pas avec ce que vous me dites : comment puis-je répondre à des questions là-dessus ? Je n’ai jamais enquêté sur le 11 septembre. Je n’ai jamais étudié quoi que ce soit comme dossier précis et sérieux dans mon travail journalistique là-dessus. Que voulez-vous que je réponde ?! D'abord, il me fait venir pour me piéger et me faire passer pour un crétin. Ensuite, il vient me trouver pour des questions auxquelles je ne peux pas répondre ! Il y a un truc vraiment incompréhensible.

Dans son film, Taymans se demande pourquoi Question à la Une a uniquement acheté et diffusé le documentaire de Stéphane Malterre (Canal +) et pas également un documentaire développant un point de vue opposé ?

B.C. : On aurait dû acheter Loose change, c'est ça ? C'est bourré de fautes !

C'est-à-dire ?

B.C : Mais enfin, vous avez vu ce film comme moi ! Ce truc est débile, scandaleux et bourré de fautes ! A tel point qu'à chaque fois que des choses étaient devenues trop abracadabrantes, ils ont dû réalisé de nouvelles versions pour enlever les éléments les plus débiles. Au début, on balance même qu'il n'y a pas eu d'avions dans les Tours jumelles ... Faut quand même arrêter deux secondes ! Qu'après le 11 septembre, sur les détails et les dizaines de milliers de page d'enquête, il y ait eu quelques erreurs aux États-Unis, c'est sans doute vrai. Je n'ai jamais dit le contraire. Mais au début, il y a quand même eu des gens pour dire qu'il n'y avait eu ni avions, ni terroristes, etc. Selon moi, Taymans est dans cette veine-là. Bien entendu, il vous dira le contraire.

Les inepties paranoïaques que vous évoquez ne sont ni traitées ni présentées comme crédibles dans le film de Taymans. Qui vous rejoint sur un point : ces personnes comme leur propos délirants ne présentent aucun intérêt journalistique.

B.C : Content de l'entendre. Mais je ne vois pas en quoi il faut enquêter sur ces trucs-là pour tenter de sortir des machins ... Cela n'a vraiment aucun intérêt !

L'un des intérêts du film, c'est le contraste entre le travail de journalistes norvégiens, qui ont médiatisé et débattu librement des doutes autour du 11 septembre, et le refus agressif de leurs homologues francophones à traiter des mêmes questions ...

B.C : D'accord, mais à nouveau, en quoi puis-je répondre ? Je n'ai jamais enquêté là-dessus.

Justement. Pourquoi, en dix ans, n'y a-t-il pas eu à la RTBF une émission d'investigation consacrée aux zones d'ombres du 11 septembre ou un reportage similaire à celui diffusé récemment sur France 3 ?

B.C : Je n'ai pas vu ce reportage et le regarderai volontiers. Encore une fois, sur le dossier proprement dit, je ne nie pas qu'il y ait eu des erreurs dans certaines situations... Mais je n'apprécie pas du tout les méthodes de Taymans. Lorsque je l'ai quitté, je me suis dit : « si ça se trouve, il m'a filmé et enregistré ». Tant pis ! Maintenant, je ne vais pas m'exprimer sur un film que je n'ai pas vu. Celui-ci est peut-être extraordinaire ? Je l'ignore : je ne l'ai pas vu ! Mais qu'il s'agisse de Taymans ou de la centaine de gars que j'ai entendu avant lui, ils fonctionnent tous de la même manière. C'est toujours la même chose : ils t'emmerdent indéfiniment sur des points de détails. Ce n'est pas nouveau : on connaît le même phénomène sur d'autres sujets que le 11 septembre.

Vous estimez qu'il n'y a pas de tabou journalistique sur ce sujet ?

B.C : Le sujet du 11 septembre n'est pas tabou. Je pense comprendre le propos de Taymans. Il juge que les gens qui réagissent comme moi, dans la situation dans laquelle on me voit dans le film, montre qu'il n'y a plus aucune distance journalistique. Qu'en gros, concernant le 11 septembre, nous serions dans une sorte de parole médiatique unique. C'est bien cela ? Eh bien, non seulement ce n'est pas ma conclusion mais en plus, j'en ai marre de parler à des dingues qui viennent me dire que ces attentats n'ont pas été exécutés ou qu'il existe des zones d'ombres qui font que la version officielle est à remettre en question.

A nouveau, le propos du film, c'est : pourquoi les journalistes francophones répugnent à médiatiser cette controverse tandis que des homologues norvégiens ont mis en débat la version officielle face aux questions sans réponses ?

B.C : Mais ça a été vu 100 fois ! Je l'ai vu 100 fois ! Dans des émissions de télé dans lesquelles, par exemple, étaient interrogés Jean-Marie Bigard et Mathieu Kassowitz, qui défendent ces doutes conspirationnistes. A Cannes, au MIP, le plus gros marché annuel de documentaires au monde, Loose change est vendu depuis cinq ans ! Ce film scandaleux qui relève du négationnisme est diffusé et vendu sans problème. Tout cela existe ; ces films existent ; Olivier Taymans a pu faire le sien qui aura la diffusion qu'il trouvera. Donc, les conspirationnistes ont aussi voix au chapitre ! Et il ne revient pas à la RTBF, média traditionnel, de perdre son temps à donner la parole à ces gens-là. On l'a déjà un peu fait : c'est bon, maintenant !

L'analyse critique du fonctionnement des médias, proposée par Taymans, serait un paravent pour « conspirer » ?

B.C : Je ne dis pas cela. Les gens qui affirment que j'ai « des comptes à rendre » parce que je travaille pour le Service public, je n'ai plus rien à leur dire. Je suis indépendant et c'est la raison pour laquelle je lui ai balancé : « Le journaliste de Service public, il t'emmerde ! ». Taymans a le droit d'avoir son avis et moi, j'ai le droit de ne pas vouloir répondre à pareil énergumène ! Alors oui, parce qu'on a fait nos études ensemble, je me suis permis d'être un peu plus brutal qu'avec un intervenant classique. En réalité, il n'y a d'autre malaise que la lassitude d'y avoir passé des heures. En pure perte ! Or, on ne peut plus faire notre travail si on doit passer notre temps à répondre aux conspirationnistes qui nous envoient des mails, nous écrivent ou nous appellent.

Prendrez-vous le temps de visionner le sujet diffusé par le JT de France 3 ?

B.C : Oui, pourquoi pas ? Je veux bien croire que ce reportage contient une - je dis bien « une » ! - zone d'ombre qui y soit levée. Mais celle-ci n'aura rien avoir avec les affirmations selon lesquelles aucun avion ne s'est crashé sur les Tours ou sur le Pentagone. Parce que « ça », j'espère qu'aujourd'hui tout le monde l'a admis !?

Le film de Taymans répertorie 5 doutes majeurs remettant en question la version officielle des attentats du 11 septembre ...

B.C : Peut-être que parmi ces 5 doutes, il y en a qui sont fondés ? Mais au début de la diffusion de ces contestations, il y avait des gars pour soutenir mordicus qu'il n'y avait jamais eu d'avions dans les Tours. Selon moi, l'actuelle théorie du complot est identique à celle de cette époque ; seuls les faits ou éléments mis en avant ont changé. Ils se sont sans doute rendu compte qu'il était trop gros de nier l'évidence. Alors, ils nient d'autres choses. Il y a peut-être bien eu une erreur d'analyse et d'interprétation sur un point A, Y ou Z. Mais à partir de là, vouloir démontrer que toutes les explications rationnelles avancées par les Autorités américaines sont bidons, ça me fait fort peur. Et c'est souvent l'objectif poursuivi par ces gens : partir d'une erreur ou d'une analyse erronée pour faire croire que tout le reste est faux.

Prenons 3 éléments qui provoquent le doute : le passeport d'un des 19 terroristes retrouvé intact dans les décombres des Tours, les délits d'initiés commis quelques jours avant les attentats et les témoins qui affirment avoir entendu des explosions juste avant l'écroulement de chaque Tour. En tant que journaliste, on fait quoi avec « ça » ?

B.C : J'ai entendu évoquer un nombre incalculable de fois ces points. On aurait mis des bombes dans les Tours pour qu'elles explosent à la date où deux avions les percutent ? Tout cela n'est pas sérieux. Je suis quand même fort surpris : il y a combien de journalistes dans le monde ? Peut-être deux millions ? Nous avons tous entendu et vu développer ces 3 éléments. Il y a bien un confrère qui a enquêté. Et je suis certain qu'il existe des réponses précises là-dessus ! Oui, il faut vérifier, mais je suis certain que cela a été fait ! Vous devez comprendre que ces contestations conspirationnistes sont un panier sans fond. Dès qu'une réponse est donnée à un doute, trois semaines plus tard, un autre conspirationniste ressort le même doute, sous un autre forme, et puis un autre, et encore un autre. C'est sans fin.

* http://www.dailymotion.com/video/xkzfsb_les-zones-d-ombres-du-11-septembre-2001-france3_news?start=4#from=embediframe

Propos recueillis par Olivier Mukuna

Newo

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Professeur Kassovitz

Message  Newo le Sam 22 Oct - 21:57

Juste un extrait d'un article trouvé sur cette page
http://www.sudouest.fr/2011/10/21/kassovitz-prof-d-histoire-532536-2780.php

Réviser le passé

En fait, Mathieu Kassovitz peut être bavard. Le cours d'histoire prend forme au fil des questions. Le voilà embarqué sur la grotte d'Ouvéa mais aussi sur la manif des Algériens, le 17 octobre 1961, pour laquelle « le gouvernement fraçais ne reconnaît que trois morts, alors qu'il y en a eu entre 100 et 400 » ; sur les conditions d'entrée en guerre des USA au Vietnam ; sur le FMI ; sur l'arrivée de Hitler au pouvoir…

Parfois, la démonstration est confuse (« je ne sais pas comment vous faites pour faire cours » glisse-t-il aux profs) et, cette fois, il ne va pas jusqu'à réaffirmer ses doutes sur la « version officielle » du 11 septembre mais le cinéaste tient à son message : « il faut toujours réviser le passé pour comprendre aujourd'hui ». « Sortez de vos manuels et allez voir sur Google, vous trouverez le contraire de ce qu'on vous raconte » lance-t-il. Bon là, les profs aiment moins. Et une jeune fille se rebelle : « Tout est faux alors ? Les cours ? Les infos ? ». « Tout est vrai mais TF1 ne vous dit pas toute la vérité » balance le comédien cinéaste, s'attirant des applaudissements nourris. Et de poursuivre : « Je suis désolé : vous voyez bien qu'on vit dans un monde de merde mais il y a des solutions et c'est vous qui allez les voir ».

Google, plus fort que les historiens ! A t-il des actions dans l'entreprise ou aime t-il la facilité du moteur de recherche qui met en avant, en tapant les mots clés 11 septembre, toutes les théories loufoques ?

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